RENCONTRE DE LA CENA ET DES PARTIS POLITIQUES

Deux groupes de partis politiques ont rencontré les membres de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) ce lundi 21 janvier 2019.

Il s’agit de l’ UDBN dans la matinée suivie de la grande majorité des partis de l’opposition dans l’après-midi.

Au cœur de leurs préoccupations, s’imprégner du niveau de préparation du processus électoral. Des questions allant dans le sens du financement du processus électoral, de la compréhension de quelques articles du code électoral, du recrutement des agents électoraux, de la campagne précoce notée à travers le pays etc… ont été posées.

Autant de préoccupations auxquelles les membres de la CENA ont essayé d’apporter des réponses dans la limite de ce que prévoient le nouveau code électoral et la charte des partis politiques.

Le Président Emmanuel TIANDO a rassuré les visiteurs quant à la transparence et l’équité qui caractériseront les opérations le 28 avril prochain.

Il en a profité pour appeler les partis politiques à jouer convenablement leurs partitions pour une élection paisible et exempte d’anicroches.

DIR-COM / AP CENA

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Institutions et réformes électorales : Pourquoi la CENA est née d’une fausse évidence

L’interview accordée à la presse béninoise par Richard Boni Ouorou, expert en stratégie politique, portant sur les institutions et les réformes électorales, avait suscité la réaction du Dr Fidèle Sonon, consultant en management des élections dans la parution du 18 juin 2018 du quotidien  »La Dépêche ».

Ce dernier remettait en cause une partie des arguments développées dans l’interview. Richard Boni Ouorou revient à la charge pour apporter des précisions. Ma dernière interview consacrée aux institutions et aux réformes électorales a suscité plusieurs réactions. Au titre de ces dernières il y a celle, non moins remarquable, du Dr Fidèle Sonon. Je considère sa tribune comme une contribution majeure pour la réinstauration d’une culture de débat intellectuel fort absente ces dernières années dans l’espace public béninois.

Sa réaction et celles de plusieurs autres personnes m’obligent à devoir apporter davantage de précisions à mes propos. Lui comme d’autres ont estimé à tort que je préconisais le retour à l’organisation des élections par l’administration publique. Dans l’exercice auquel j’étais confronté, à savoir une interview, je ne me suis contenté, en fonction des questions posées, à établir un diagnostic. J’entends dans les lignes qui suivent non seulement approfondir ce diagnostic mais également offrir ce qui peut être considéré comme des pistes de solutions.

Je souhaite apporter deux préalables pour éviter toute confusion à l’avenir. Le premier relève de la thèse que je soutiens en ce qui concerne la Commission électorale nationale autonome (Céna). Ma thèse est la suivante : les raisons pour lesquelles l’organisation des élections a été retirée à l’administration publique sont toujours de mises dans le fonctionnement de la Céna. Il ne saurait en être autrement du fait du contexte général dans lequel cette structure fonctionne. Mon second préalable est la détermination de ce contexte général à travers quatre postulats : 1- Les acteurs politiques se prêtent une méfiance réciproque ; 2- Cette méfiance se traduit entre autres par une volonté de contrôler les mécanismes électoraux pour s’assurer la victoire électorale ; 3- Cette volonté de contrôler les élections s’expriment au travers d’une inflation institutionnelle et législative ; 4- La vie politique au Bénin est caractérisée par la démission. Les acteurs politiques ne veulent en effet pas remplir le rôle qui est le leur.

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Suppression de la CENA au Bénin : C’est une intoxication selon Jean-Michel Abimbola

La suppression de la Commission électorale nationale autonome (Cena) n’est pas à l’ordre du jour. Cette institution qui est chargée de l’organisation des élections au Bénin devra être renforcée, au lieu de subir une suppression d’après le député du bloc de la majorité parlementaire Jean-Michel Abimbola de passage sur l’émission Zone franche de Canal 3 ce dimanche 04 mars 2018.
C’est une intoxication, a-t-il clamé, disant que cette option n’est pas envisageable. « On ne va pas supprimer la Cena. C’est un Label béninois », a martelé Jean-Michel Abimbola. Il fait savoir qu’ils sont là pour renforcer l’institution et pour lui donner plus de moyen. « Pourquoi voulez-vous qu’on supprime ce label ? », s’est-il demandé.

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CONFERENCE BUDGETAIRE MEF-CENA

        La conférence budgétaire devant statuer sur le montant des prochaines élections législative s’est tenue ce Jeudi entre le Ministre des Finances, les membres de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) et les représentants des autres institutions impliquées dans l’organisation des prochaines consultations électorales. 5.500.000000 FCFA, c’est le montant global du budget retenu pour les élections législatives de 2019.

       Le communiqué final de la conférence budgétaire fait suite aux différentes séances tenues pour arrêter le montant des prochaines élections ; et ce, en respect de l’article 108 du code électoral. Un budget dont la répartition se présente comme suit :

  • CENA : 3.910.470.510
  • Cour Constitutionnelle : 334.223.240
  • Cour Suprême : 120.000.000
  • HAAC : 200.000.000
  • Ministère de la Justice et de la Législation : 30.000.000
  • Ministère de l’Economie Numérique et de la Communication : 173.371.250
  • MISP : 350.000.000
  • MDN : 307.000.000
  • MDGL : 75.000.000

      Conscient des ressources financières limitées du pays, le président de la CENA a pris acte de ce budget et donné l’assurance de gérer au mieux, les ressources mises à sa disposition. Mais Emmanuel TIANDO tenu à préciser que « La démocratie a un coût et que l’organisation d’une élection est une opération très complexe comportant des situations imprévisibles entraînant parfois des coûts inattendus ». D’ores et déjà, la CENA compte sur le Ministère des Finances pour répondre favorablement à d’éventuelles sollicitations, a-t-il ajouté. Le ministre des finances a pour sa part, exhorté la CENA à faire preuve de beaucoup de rigueur dans sa gestion pour éviter de laisser des ardoises au lendemain de ces consultions comme le retrace l’histoire de différentes élections organisées au Bénin. Pour Romuald WADAGNI, c’est la moitié du chemin qui vient d’être fait, l’autre moitié résulterait dans les efforts consentis pour une gestion efficiente du budget alloué. Il a pour finir promis de mettre à disposition dès l’ouverture de l’exercice budgétaire en janvier, les ressources nécessaires à l’organisation d’une élection transparente et apaisée.

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