Union Européenne (UE)

L’UE appuie le bon déroulement des élections présidentielles de 2016 au Bénin
L’Union européenne (UE) intervient de plusieurs manières afin d’appuyer le Bénin dans le rendez-vous démocratique important que constituent ces élections présidentielles.

En premier lieu, l’UE appuie les opérations électorales de la Commission électorale nationale autonome (CENA) en lui fournissant, depuis le 20 janvier 2016, une assistance technique. Mise en œuvre par ECES (European Center for Electoral Support), cette mission d’assistance technique soutient la CENA dans sa mission, notamment pour les activités de communication et de sensibilisation, ainsi que de formation.

D’autre part, en réponse à l’invitation du Président de la République, une mission d’expertise électorale (MEE) de l’Union européenne séjourne actuellement à Cotonou. La mission est composée de trois experts chargés d’analyser les différentes phases du processus électoral et rencontrera à cet effet de nombreux interlocuteurs. Cette mission est indépendante, neutre, n’intervient pas dans le processus et s’abstient de communication publique.

Enfin, l’Union européenne appuie la Plateforme électorale des organisations de la société civile du Bénin et permet ce faisant d’accroître la présence d’observateurs de la société civile pendant les élections.

Institutions et réformes électorales : Pourquoi la CENA est née d’une fausse évidence

L’interview accordée à la presse béninoise par Richard Boni Ouorou, expert en stratégie politique, portant sur les institutions et les réformes électorales, avait suscité la réaction du Dr Fidèle Sonon, consultant en management des élections dans la parution du 18 juin 2018 du quotidien  »La Dépêche ».

Ce dernier remettait en cause une partie des arguments développées dans l’interview. Richard Boni Ouorou revient à la charge pour apporter des précisions. Ma dernière interview consacrée aux institutions et aux réformes électorales a suscité plusieurs réactions. Au titre de ces dernières il y a celle, non moins remarquable, du Dr Fidèle Sonon. Je considère sa tribune comme une contribution majeure pour la réinstauration d’une culture de débat intellectuel fort absente ces dernières années dans l’espace public béninois.

Sa réaction et celles de plusieurs autres personnes m’obligent à devoir apporter davantage de précisions à mes propos. Lui comme d’autres ont estimé à tort que je préconisais le retour à l’organisation des élections par l’administration publique. Dans l’exercice auquel j’étais confronté, à savoir une interview, je ne me suis contenté, en fonction des questions posées, à établir un diagnostic. J’entends dans les lignes qui suivent non seulement approfondir ce diagnostic mais également offrir ce qui peut être considéré comme des pistes de solutions.

Je souhaite apporter deux préalables pour éviter toute confusion à l’avenir. Le premier relève de la thèse que je soutiens en ce qui concerne la Commission électorale nationale autonome (Céna). Ma thèse est la suivante : les raisons pour lesquelles l’organisation des élections a été retirée à l’administration publique sont toujours de mises dans le fonctionnement de la Céna. Il ne saurait en être autrement du fait du contexte général dans lequel cette structure fonctionne. Mon second préalable est la détermination de ce contexte général à travers quatre postulats : 1- Les acteurs politiques se prêtent une méfiance réciproque ; 2- Cette méfiance se traduit entre autres par une volonté de contrôler les mécanismes électoraux pour s’assurer la victoire électorale ; 3- Cette volonté de contrôler les élections s’expriment au travers d’une inflation institutionnelle et législative ; 4- La vie politique au Bénin est caractérisée par la démission. Les acteurs politiques ne veulent en effet pas remplir le rôle qui est le leur.

Suppression de la CENA au Bénin : C’est une intoxication selon Jean-Michel Abimbola

La suppression de la Commission électorale nationale autonome (Cena) n’est pas à l’ordre du jour. Cette institution qui est chargée de l’organisation des élections au Bénin devra être renforcée, au lieu de subir une suppression d’après le député du bloc de la majorité parlementaire Jean-Michel Abimbola de passage sur l’émission Zone franche de Canal 3 ce dimanche 04 mars 2018.
C’est une intoxication, a-t-il clamé, disant que cette option n’est pas envisageable. « On ne va pas supprimer la Cena. C’est un Label béninois », a martelé Jean-Michel Abimbola. Il fait savoir qu’ils sont là pour renforcer l’institution et pour lui donner plus de moyen. « Pourquoi voulez-vous qu’on supprime ce label ? », s’est-il demandé.

La CENA souhaite un complément budgétaire de 805 millions

Le président de la CENA, Emmanuel Tiando a présenté devant la représentation nationale, un projet de budget de 1 milliard FCFA. Après avoir exprimé son inquiétude concernant le fait que le présent budget ne pourra permettra à la CENA de réaliser un certain nombre d’activités préalables à l’organisation du prochain scrutin, Emmanuel Tiando n’est pas passé par quatre chemins pour demander à la représentation nationale de plaider auprès  du Ministère des Finances afin qu’un crédit supplémentaire de 805 millions Fcfa soit accordé à la CENA.

«A partir de l’année 2019, nous entrons dans un nouveau cycle électoral et il nous faut mener des activités préparatoires à l’organisation de ces scrutins. Et ces différentes activités sont absolument nécessaires et c’est pour cela que nous avons demandé à la représentation nationale de nous appuyer pour que le ministère des finances accepte de nous accorder un crédit supplémentaire de 805 millions Fcfa pour nous permettre de mener ces activités qui sont absolument indispensables à l’organisation des prochains scrutins », a-t-il déclaré à cet effet.

Bien entendu, la représentation nationale a fait part de ses préoccupations quant au fonctionnement de la CENA, aux activités préparatoires à l’organisation des scrutins, à la nécessité d’avoir chaque année une prévision budgétaire pour pouvoir préparer la tenue des élections au lieu d’attendre le dernier moment pour solliciter ces crédits qui sont des crédits relativement importants. C’est dans cette logique que, la représentation nationale a exprimé son souci de voir la CENA s’organiser, d’être proactive, parce que selon les députés, « s’il n’y a pas de proactivité, nous risquons d’être surpris au dernier moment ».  Et face à cette inquiétude, Emmanuel Tiando affirme que la CENA ne peut être proactive que dans la mesure où elle disposera d’un certain nombre de ressources. « Si ces ressources n’existent pas, nous ne pouvons pas engager toutes les actions qui sont absolument nécessaires à la préparation des différents scrutins », a-t-il déclaré.

Pour conclure, il espère que la représentation nationale a pris bonne note de ces doléances afin que toutes les dispositions soient prises dans le cadre de la préparation des scrutins.

CONFERENCE BUDGETAIRE MEF-CENA

        La conférence budgétaire devant statuer sur le montant des prochaines élections législative s’est tenue ce Jeudi entre le Ministre des Finances, les membres de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) et les représentants des autres institutions impliquées dans l’organisation des prochaines consultations électorales. 5.500.000000 FCFA, c’est le montant global du budget retenu pour les élections législatives de 2019.

       Le communiqué final de la conférence budgétaire fait suite aux différentes séances tenues pour arrêter le montant des prochaines élections ; et ce, en respect de l’article 108 du code électoral. Un budget dont la répartition se présente comme suit :

  • CENA : 3.910.470.510
  • Cour Constitutionnelle : 334.223.240
  • Cour Suprême : 120.000.000
  • HAAC : 200.000.000
  • Ministère de la Justice et de la Législation : 30.000.000
  • Ministère de l’Economie Numérique et de la Communication : 173.371.250
  • MISP : 350.000.000
  • MDN : 307.000.000
  • MDGL : 75.000.000

      Conscient des ressources financières limitées du pays, le président de la CENA a pris acte de ce budget et donné l’assurance de gérer au mieux, les ressources mises à sa disposition. Mais Emmanuel TIANDO tenu à préciser que « La démocratie a un coût et que l’organisation d’une élection est une opération très complexe comportant des situations imprévisibles entraînant parfois des coûts inattendus ». D’ores et déjà, la CENA compte sur le Ministère des Finances pour répondre favorablement à d’éventuelles sollicitations, a-t-il ajouté. Le ministre des finances a pour sa part, exhorté la CENA à faire preuve de beaucoup de rigueur dans sa gestion pour éviter de laisser des ardoises au lendemain de ces consultions comme le retrace l’histoire de différentes élections organisées au Bénin. Pour Romuald WADAGNI, c’est la moitié du chemin qui vient d’être fait, l’autre moitié résulterait dans les efforts consentis pour une gestion efficiente du budget alloué. Il a pour finir promis de mettre à disposition dès l’ouverture de l’exercice budgétaire en janvier, les ressources nécessaires à l’organisation d’une élection transparente et apaisée.

mission

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) est chargée de la préparation et de l’organisation matérielle des opérations électorales et référendaires.Elle est placée sous l’autorité de son président assisté des commissaires désignés par l’assemblée nationale.
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